Et si vous louiez votre appartement pendant les vacances

immobilier-2008-avril11

Cinq points clés pour réussir
C’est l’été, vous êtes des centaines de milliers de propriétaires qui s’apprêtent à louer leurs logements aux vacanciers français comme étrangers. Idéal pour arrondir les fins de mois : les loyers saisonniers s’échelonnant entre 500 et 1000 euros par semaine en haute saison, selon les principaux spots touristiques. Vous en faites partis ? Suivez ces quelques règles pour sécuriser et booster votre location.

 

1. Faut-il se déclarer ?

Tout dépend du logement que vous comptez mettre en location. Si vous louez votre résidence principale durant votre absence, vous n’avez aucune obligation de déclaration Mais dès lors qu’il s’agit d’un logement autre que votre résidence principale, et qu’il se situe dans une ville de plus de 200.000 habitants, l’activité est soumise à autorisation administrative (article 631-7 du code la construction). Les propriétaires concernés qui s’affranchissent de cette obligation s’exposent à une amende de 25.000 euros. Méfiez-vous. Certaines municipalités – Paris, Lyon… – font depuis peu la chasse aux bailleurs saisonniers indélicats. Récemment, la mairie de Paris a fait condamner une propriétaire de quatre meublés touristiques non déclarés à 35.000 euros d’amende donc attention à bien respecter la législation en vigueur.

2. Où publier sa petite annonce ?

La solution la plus efficace est de publier votre location sur internet. Les sites spécialisés se sont multipliés ces dernières années et ils recensent près de 500.000 annonces. Soit la moitié du marché de la location saisonnière hexagonale. Le choix est large : Plusieurs sites vous offres leurs services avec différentes tarifications (gratuite,commissionné ou payante sur une durée)

3. Comment se différencier des autres ?

Une première option consiste à faire classer votre logement en « meublé de tourisme ». Ce statut spécial, encadré par le code de tourisme, permet d’être référencé par les offices de tourisme locaux . Il offre aussi un gage de qualité pour les locataires, les propriétaires accrédités devant respecter des normes bien précises (surface minimale des pièces, mobiliers, sanitaires…)Quelque 160 0000 locations sont aujourd’hui classées dans l’Hexagone, sur un marché estimé à près d’un million.

Pour parfaire la promotion de votre logement, une autre solution consiste à s’appuyer sur un label. Clévacances, Gîte de France, Fleurs du Soleil…, ces réseaux sélectifs recensent un peu plus de 80.000 logements en France, les propriétaires devant se tenir à une charte (accueil personnalisé, surface minimale des pièces au regard de la capacité d’accueil, tranquillité des abords, mobilier…). Il vous en coûtera en moyenne entre 50 et 300 euros de cotisation par an, selon les réseaux et les départements.

4. Faut-il signer un contrat ?

C’est impératif. Ce document – qui n’est pas toujours proposé systématiquement par les sites de location – permet de clarifier les obligations des deux parties (prix de la location, détail des prestations, durée d’occupation) et aura valeur juridique en cas de litige.

5. Quelle fiscalité s’applique ?

Si vous percevez moins de 32.600 euros de loyers par an, le régime micro-BIC s’applique par défaut. Il donne droit à un abattement de 50% sur les loyers, le solde étant soumis à l’impôt sur le revenu et à 15,5% de prélèvements sociaux.

Si votre appartement est classé en « meublé de tourisme », le plafond de loyer réglementaire pour bénéficier du régime Micro-bic est de 81.500 euros par an. La carotte fiscale est aussi plus avantageuse, puisque vous bénéficiez dans ce cas d’un abattement forfaitaire de 71%.

Dès lors que vous dépassez ces plafonds respectifs (32.600 euros de loyers par an pour la location saisonnière classique, 81.500 euros par an pour le meublé de tourisme), vous relevez du régime réel. Dans ce cas, il vous faudra passer par un centre comptable agréé pour déduire de vos loyers l’intégralité des charges (travaux, intérêts d’emprunt…), ainsi que l’amortissement des murs (sur 20 à 30 ans) et des meubles (sur 5 à 10 ans). Si le solde est positif, il est soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. S’il est négatif, il est imputable sur les autres revenus issus de meublés.